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texte n° B1 : mis en ligne le 24 février 2010 : Ma vie au passé  ( Un horizon à venir si souvent rencontré ),

 

texte n°B2 : mis en ligne le 16 avril 2010 : Le corail de mon coeur ( voici la mer et voici ...)

texte n° B3 : mis en ligne le 16 avril 2010 : Le poisson d'argent ( les îles ont un passé ...)

 

texte n° B4 : mis en ligne le 16 avril 2010 : la vague de l'exil ( que de souvenirs )



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texte B4

 

La vague de l’exil

 

 

            Les étoiles sont les feux de l’enfance et comme chaque voile est innocence, le clapot de la mer devient le berceau du silence pour l’enfant du nouveau monde. Il est aux Antilles l’espoir de prédire le chemin de la vie en l’extase des mots et la volonté éphémère de vivre car il est une envie d’admirer les flots.

 

            A tous les exilés des espaces inconnus ou méconnus, exilés aux sourires fanés aux regards embués et souvenirs figés, à tous s’ouvre l’esprit d’une autre liberté. Les amours échoués de la vie, les belles raisons et sourdes envies viennent masquer les regards « d’êtres aimés » sur une terre qui ne sera pas oubliée.

 

            Un jour de départ est lourd de désespoir et le rêve des larmes vient grossir les canaux bercés du chant de nos douces péniches. Les hommes qui fuient ne sont plus rien, identité perdue, gène de l’esprit détruit. La barque du destin fait naufrage au grand large de l’exil même si les sillages ne sont que de vieilles traces et lorsqu’un cyclone passe il ne reste que l’invisible chagrin. L’eau tiédie des canaux semble bien immobile. L’eau verdie ménage un nouvel espace pour que les pêcheurs remplacent les traces de pas des chevaux de tirage creusant de leur sueur les chemins de halage, par des actes d’amour.

 

            L’amour est à l’orée des canaux solitaires tracés dans l’univers des constellations, l’homme qui gravement bâtit pierre à pierre le village des rêves dans sa tête d’enfant. Il faut donc tous les jours rechercher le chemin avant que ne s’efface la rumeur des traces du dernier écho des feuillages dans le livre du temps. Il faut donc tous les jours être un homme vivant qui cherche autour de lui les restes du naufrage du passé même quand le cœur de la nuit éclaire la mémoire des anciennes épaves masquées par l’oubli et marquées par l’envie d’une longue fuite au carrefour des secrets.

 

            Le voyageur du jour est heureux, mystérieusement l’homme fortuné que le monde épouse dans le silence de l’univers des jours antérieurs. Il est l’île inconnue et le vent solitaire des espaces frontières même si à portée d’amour le baiser est goûté au voile d’un vieux saule pliant le genou pour masquer ses secrets dans l’envers d’une goutte de rosée. Le soupir des saisons effeuille avec aisance les galets de rosée quand le regard accroché aux bruines de la vie disperse l’insaisissable oubli de l’espérance qui s’enfuit. Les nuages du passé envahissent les rêves , pourtant il faut suivre son destin en un triste sourire et cheminer sur le fil des lisières du temps pour rester le poète des ombrages du vent.

 

1990

 

- Edité : «Les amis de Thalie » en 2001       Ecrivains au fil des pages

 

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texte B3

 

 

 

 

Le  poisson  d'argent

 

 

 

         Sur la couverture du grand livre du monde apparaît l'image d'un lagon merveilleux. Quelques cocotiers penchés par les cyclones viennent frôler la mer en une douce caresse d'espoir  . Le soleil des Caraïbes reflète la beauté d'un ciel toujours bleu dans les eaux limpides ondulant aux battements des vagues angéliques  ... Mais voici que s'ouvre une page écrite aux larmes des silences de la nuit .

 

            Dans un autre temps , il y a de cela vraiment très longtemps , il était une fois aux Antilles dans un village de pêcheurs bloqué au creux d'une anse de sable noir , une grande famille qui n'avait pour survivre que le fruit de la mer . Au delà de cette petite baie , une barrière de corail balayée par le vent faisait mugir d'immenses vagues prêtes à détruire la moindre embarcation qui oserait s'y aventurer . C'est pourquoi depuis des siècles les hommes avaient pris l'habitude de ne plus se risquer sur cet océan déchaîné .

 

            Tous les jours ils refaisaient les gestes ancestraux avec trois barques et un long filet , la famille tout entière tirait la senne . Toute l'anse était fermée par cette immense maille et sur le sable brûlant les hommes et les femmes , jeunes et vieux , s'attelaient pendant plusieurs heures à tirer avec courage sur les deux cordes tressées . Ainsi , par   de petites secousses , en à-coups réguliers la remontée de la senne s'effectuait et qu'il était merveilleux de voir pris au piège les multiples poissons devenus la source de vie   de ces pêcheurs .

 

            Mais hélas , depuis déjà près d'un mois il n'y avait plus rien . Tout était désolation , le soleil implacable était le seul au rendez-vous . Au large la mer était trop déchaînée pour se risquer avec de frêles embarcations sur l'étroit passage de la barrière  de corail , plusieurs jeunes trop impatients y ont  cette semaine là payé le lourd tribut de leur vie .

            Un matin  où le désespoir était présent dans l'esprit de tous , Barthélémy , un des plus petits garçons de la famille eut enfin le droit d'effectuer sa première sortie en mer . Il embarqua dans la yole centrale au nom évocateur : " SI  DIEU  LE  DESIRE  ENCORE " et durant toute la pêche il resta au centre de la senne à observer si des poissons étaient piégés .

 

Arrivé près de la plage , après de longues heures d'efforts répétés , il n'y avait  dans le filet qu'un tout petit poisson aux écailles argentées . Il regarda Barthélémy et comme un jeune enfant triste , une petite larme sembla couler de ses yeux de velours .  Doucement , le petit garçon lui fit franchir le haut du fil et retrouver ainsi sa liberté .

   

            Avant de s'éloigner vers le large , le poisson aux parures d'argent se dressa hors de l'eau et dit à l'enfant : " Puisque tu m'as sauvé d'une mort certaine je te promets d'être ici tous les jours et à chaque fois qu'en secret tu me sauveras , la pêche sera excellente pour toi . " C'est ainsi que le filet se mit à se remplir, Barthélémy était présent tous les jours et toujours, tous les jours il sauvait son merveilleux ami  .

 

            Une nuit , plus de quinze années après la première pêche miraculeuse , Barthélémy tomba mystérieusement malade . Il était si souffrant que pas un seul geste ne pouvait animer son corps à demi paralysé . Il ne pouvait ni ouvrir les yeux  , ni parler ...

 

            Comme tous les jours  il fallait subvenir au besoin en nourriture de toute la communauté , ce fut le plus jeune garçon Petit-Jean qui pris la place du malheureux Barthélémy . La senne fut encore admirablement remplie et le moussaillon décida de porter à son grand frère un superbe petit poisson qu'il venait de pêcher . Avant de préparer en friture cette tendre nourriture , il vint le montrer au malade . Celui ci n'avait pas la force d'entrouvrir ses paupières  mais il put tout de même entendre  une angélique et  timide voix  chuchoter    :  " Tu m'as sauvé la vie des centaines de fois alors aujourd'hui c'est moi qui te guérirai ,  n'hésite pas ,  mange-moi , mange-moi et tu retrouveras la santé . Tu deviendras fort , puissant et si ingénieux que la pêche sera toujours bonne ainsi je vivrai avec toi pour l'éternité ."

 

            Un simple petit morceau de chair fut suffisant pour sauver le jeune homme et comme l'avait prédit le poisson aux écailles d'argent tout fut merveilleux . Barthélémy mit ses filets plus loin au large  , il construisit un nouveau type de bateau à partir d'un seul tronc d'arbre appelé Gommier . Celui ci plus grand , plus puissant lui permit tant d'autres découvertes qu'il s'aventura même un jour très loin à l'est . Une légende raconte qu'il a même une fois découvert un autre continent où les gens semblaient si tristes , si occupés à chercher de l'argent et à se combattre que Barthélémy décida de ne jamais remettre le cap sur cette contrée de désolation .

            Cette grande famille a toujours été très heureuse et aujourd'hui encore près de petites îles insolites, certains aventuriers  racontent une éphémère rencontre avec des hommes qui rayonnaient le bonheur .

 

            Un autre petit être avait des yeux bleus couleur d'océan , des yeux limpides et tendres.  Sa Maman  venait de lui lire cette légende d'espoir , cette douce histoire .

Un petit sourire aux lèvres sembla effacer la dernière larme du temps .  Un ange , peut être , referma le livre de la vie car le poisson d'argent ce jour là ne l'avait pas guéri .

 

 

- Edité : «Les amis de Thalie » en 2001       Ecrivains au fil des pages          

            

             

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texte B2

 

Le corail de mon cœur

  

 

            La mer respire , la mer soupire les vagues sont les battements de son cœur, l’histoire lentement approche des douleurs.

 

Une vague vient s’échouer sur l’océan de la vie mais tremble à l’approche de la mort du monde qui s’éveille, du monde qui s’endort. Une houle frise sur la crête des vents comme une larme de lumière pure. Elle pleure son corps quand la mer se déchire en faisant voguer sur mon être l’impuissante nuit de la fuite des ans .

 

            La mer respire , la mer soupire les ondes sont les battements de son cœur l’histoire lentement change de couleur .

 

            L’infinité des profondeurs des grottes marines ne peut que bénir et chérir la gorge encore chaude des algues du remords. Dans le suprême espace du monde corallien je sens l’esprit renaître, je sens vivre l’inconnu sous-marin dans ce monde qui est le mien. Mes yeux cherchent la vie et mon cœur de poussière s’endort, même si l’esprit de l’aventure entrouvre un chemin de culture vers l’approche des flots. Mes yeux repoussent l’ennui et mon âme  expire le dernier souffle de la nature, ils rougissent de détresse quand la mer berce avec tendresse mes derniers et lointains sanglots. Mes doigts figés dans l’os recherchent les battements humains d’une nouvelle main qui frôle l’espace et comme je suis tenace, les algues de mes bras s’accrochent avec rage au bonheur.

 

            La mer respire, la mer soupire les vagues sont les battements du bonheur, l’histoire lentement efface ses rancœurs.

 

            La mer respire aux battements des douleurs comme si une lune qu’on pensait trop fragile allait poser la douceur de ses lèvres sur les verts pâturages de l’océan d’argile. Une larme du temps cheminant les traces de galaxies lointaines s’est délicatement posée sur l’océan. Cette larme de lune nouvelle a bien sûr redonné la vie aux vagues endormies. Lentement une onde s’est formée, s’est déplacée, s’est mise à gonfler, m’a caressé, m’a embrassé. La mer a retrouvé ses millions d’amants, elle transpire à chaque émotion. Voici toute la mer en un souffle d’amour qui reprend le joug des pulsions du retour. Voici tout l’océan dans un nouvel élan qui se met à rêver à d’anciennes passions. L’esprit de l’onde envahit mon bonheur, ses yeux trouvent la vie quand mon corps se réveille et lentement il veille aux multiples caresses de ces eaux de douceur.

           

            La mer respire, la mer soupire, les vagues ont fait battre mon cœur, le sceptre de mes bras a repris des couleurs .

 

            Mes longs doigts de porcelaine tissent sur les vagues du monde l’unique partition dévoilant un étrange rêve où les violons s’enhardissent à la crête de chaque vague, où les trompettes s’envolent à dos de poissons volants, où les pianos martèlent l’ombre grise des nuages, où le chef d’orchestre est l’arc en ciel du vent. Voici  l’astre de vie qui fait parvenir dans les lointaines profondeurs de ma nuit le doux chant de l’espérance. C’est ainsi que les longs corsages des baleines aux corps d’argent font vibrer jusqu’au plus haut nuage la  nudité des sens.

 

Je suis un vieil  amant harassé de tourments.

 

            La mer respire, les vagues sont les battements du bonheur, l’histoire a vaincu l’immobile langueur.

 

Alors la richesse de mon corps peut revivre, vivre et survivre encore des millions de nouvelles lunes tant que l’astre solaire que la vie importune ne viendra pas détruire l’éternité du corail de mon cœur. Il me faudra alors beaucoup de patience et beaucoup d’amour. Il me faudra de l’aisance pour vivre encore, vivre toujours.

  

 

1995

  

 

- Edité : «Les amis de Thalie » en 2001       Ecrivains au fil des pages

 

 

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Texte B1:

                            Ma vie au Passé
 

 

 

 

J’ai déjà oublié  ma vie d’avant, ma vie passée, j’ai tout oublié : un nouveau jour est arrivé. Hélas , je ne sais plus qui je suis et qui je fus. Chaque jour est un nouvel espace, sans repère sur place, sans vie d’avant , sans vie d’après : tout est vraiment éparpillé. Je prends quelques morceaux de vie sur le puzzle de mes envies mais  j’ai si peur et si froid quand je revis trop loin du  MOI .

 

Le rêve a rencontré un chemin de silence mais ce rêve imagine un chemin pour la science. Ce soir j’ai mal, j’ai mal au cœur, mal au cerveau j’ai mal de vivre dans ma peau.

 

Le soleil est dans mes yeux, les étoiles sont de la fête la peur est discrète et la grogne parfois secrète. Je dois penser toujours à l’éternité des actes de ce jour. Ce matin je me suis levé, levé assez tôt je crois ensuite donc je me suis levé et puis, je dois penser. Une fourche s’active dans mon dos un champ de bataille occupe mon cerveau un éclair traverse à chaque seconde l’étendue aride de mes os.

 

Revoir le passé d’une vie, revoir toute ma vie, revivre chaque seconde d’avant et prolonger le temps pour rester en ce monde. Pour faire quoi en ce monde ?

Peut-être que chaque instant est une victoire une simple victoire pour ceux qui veulent y croire.

 

Je puis toujours espérer un regard bienheureux et toujours regarder l’avenir dans les yeux : de , de …

 

Revoir l’enfant roi que j’étais en Bretagne quand je courais les dunes les plages et les rochers quand l’odeur du goémon emplissait mes narines et que je noircissais des milliers de feuillets.

 

Muse tu étais à mes côtés, muse, ma chère muse comme je t’aimais !

 

 

Pleurs, frissons de malheur comment faire simplement pour écrire une ligne ? Comment faire alors qu’on oublie tout et l’avant , et l’après le présent, le passé : tout est mélangé.

 

Il me revient encore l’enfant que j’ai été… Non attention j’en ai déjà parlé !

 

Comment faire simplement pour humer le grand large ? Comment faire pour tenir  au seul fil de la vie ? Comment faire, comment si tout est mélangé ? Comment faire, quand on est un homme marqué ?

 

Un poète ! un quoi , un poète m’avez-vous dit ?

 

Comment puis-je être encore un sourire chez les hommes puisque je ne sais plus le nom que l’on me donne. Je suis un au revoir volant dans les nuages puisque je ne suis plus qu’un homme sans mémoire un poète sans visage.

 

Muse comme je n’écris plus montre-moi le chemin conduisant au mot fin. Puisque je ne suis plus sensible au cœur des mots il ne reste à mon cœur qu’à guider mon cerveau.

 

Chaque jour est pour moi une autre vie sur terre avec l’espoir secret de me conjuguer au pluriel comme au singulier .Voici une seule histoire c’est la naissance d’une autre vérité.

 

J’aimerai bien me conjuguer au pluriel afin d’être toujours au septième ciel. J’aimerai voguer sur mes envies afin de vivre des centaines de vies. J’aimerai bien que chaque jour soit des rires et passions d’amour mais hélas toutes mes nuits sont peuplées de rêves et de cris. J’aimerai bien ne jamais oublier l’acteur de mes années passées mais cet ancien homme d’action a perdu sa révolution.

 

Voici la vague des envies qui met le cap loin des ennuis pour le charme d’une vie sans bruit .

 

 

J’aimerai bien me conjuguer au pluriel pour me chauffer les os près du soleil. Je veux oublier les cauchemars de mes nuits afin de croire à la lumière du paradis : que chaque rêve soit le premier mystère, le dernier pleur de mon destin de chimère. Je veux que les rires envahissent ma vie car mon passé est l’ennemi.

J’aimerai bien me conjuguer au pluriel sans m’occuper de toi, de moi et du réel. Je ne veux plus être le pluriel d’une vie qui se conjugue à l’horizon de la folie.

 

J’aime pourtant, j’aime toujours me conjuguer au petit jour au singulier comme au pluriel je veux rester au septième ciel.

 

Vais-je oublier encore une fois  qui j’ai été ou qui je suis et même demain qui je serai ?

Dans mon cerveau à chaque instant je reste seul à rechercher , chercher …

Cette nuit comme d’habitude je suis tout seul. Cette nuit comme d’habitude je rêve seul. Cette nuit encore une fois je suis debout, cette nuit la mort veut me serrer le cou .

 

C’est effrayant de se sentir vivre la fin, c’est effrayant de vivre sans lendemain. C’est affolant de savoir que chaque nuit il faut revivre l’inconnu : cet ennemi.

Encore une fois ce soir je serai seul encore une fois j’étoufferai dans mon linceul. Encore une fois mes pleurs viendront me réveiller si cette fois la fin n’est pas bien annoncée. Les yeux sont secs à force de pleurer à chaque fois que mon corps veut s’en aller, les yeux sont tristes car l’amour en chemin est parti vers le cœur d’autres humains.

 

Cette nuit comme d’habitude je suis tout seul, encore bien seul, cette nuit comme d’habitude je rêve seul, encore tout seul. Cette nuit encore une fois je suis debout, toujours debout. Cette nuit la mort est là pour me serrer le cou .

Alors ce soir oui cette nuit je serai seul encore une fois je ne pourrai pas fermer l’œil si dans mes rêves l’espoir venait à mes côtés peut-être que je partirai sans un regret.

 Me voici dans un rêve encore plus fort suis-je en vie ou suis-je mort ?

 Me voici dans un rêve encore plus fou suis-je couché ou suis-je debout ?

   

 

Un éclair de petit jour brille sur les vagues, la nuit s’embrume d’un soleil naissant une frise d’écume guide la plume du poète sur le livre de la vie. Un mot d’amour s’écrit sur chaque page d’océan quand la voûte du ciel dessine les nuages voici dans le vent les parfums du grand large.

Chaque seconde est un autre univers, une naissance. Quand l’âme de poète se fissure des larmes viennent grossir le flot de l’avenir. Nous sommes à l’orée de la rencontre des mondes, nous sommes aux confins des mirages chaque seconde invite au bonheur.


             Mais oui me voici je sais enfin qui j’ai été et vois surtout qui je suis, même peut-être qui je serai. Voici la fin du silence flottant au gré des souvenirs, voici l’esprit de l’enfance qui raconte l’histoire d’un monde. Voici la fin du silence sans passé , sans avenir. L’orchestre des lumières marque le tempo des jours le plaisir des étoiles redessine l’amour.

 

Un nuage lointain se déchire en un craquement de pluie d’étoiles. L’horizon est coloré de fines lames argentées sur un fond de pétales de roses. Un cri d’espoir traverse la frontière des ondes: respirer est une victoire .

Le chemin de l’amour est berceau d’un nouveau jour se retrouver est une victoire.

L’ âme du poète est mise à nu, les reflets du jour étincellent en pépites d’or sur la crête des vagues. Voici dans le sillage la vie au passé, voici dans un mirage les rêves dépassés d’une vie oubliée.

 

Quand le couchant du soir empourpre l’horizon le cœur de l’océan devient un champ de roses. Ce soir j’y dépose des perles de rosée, ce soir j’ai trouvé une vie recomposée.

 

Mon histoire aujourd’hui est celle d’une blessure infligée à mon corps un matin de juillet quand je me suis levé sans MOI à mes côtés.

J’éteins chaque matin les flambeaux du soleil car le sang de mes plaies  reste encore en éveil. Pourtant j’espère un jour trouver au fond du cœur l’espoir encore secret de rêver au bonheur.

Mon histoire aujourd’hui est celle d’un nouveau jour car chaque fois je suis un autre, sans passé, sans amis et sans recours.

Heureusement que dans cette vie sans printemps il me reste à chaque instant, l’amour passé , l’amour présent.

 

édité Les Amis de Thalie  en 2008 : Au cœur des mots

à Mamie  Josée
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Tag(s) : #poésie

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